| COMMEMORATION
DU 08 MARS 2008
LA CONSOLIDATION DE LA PAIX PAR LES FEMMES
Gagnoa a abrité, dans une liesse populaire, les festivités
officielles de la 15e édition.
Gbagbo! Soro! Gbagbo! Soro!» Le
samedi 8 mars, aux environs de 12h 15 au stade Biaka Boda de Gagnoa,
des femmes de Côte
d’Ivoire, de toutes les régions du pays, de tous les
partis politiques et de différentes confessions religieuses,
ont ainsi manifesté leur joie d’avoir à leur
fête, la Journée internationale de la femme,
célébrée cette année à Gagnoa,
les deux signataires de l’Accord de Ouagadougou: le Président
Laurent Gbagbo et le Premier ministre Soro Guillaume. La Première
dame, Simone Ehivet Gbagbo était également présente,
ainsi que des ambassadeurs et plusieurs hautes personnalités
de l’Etat. Au nombre desquels, la vice-présidente
de l’Assemblée nationale, Mme Amon Ago Marthe, le
grand chancelier de l’Ordre national, M. Youssouf Koné,
ainsi que le représentant du système des Nations
Unies, M. Philippe Delanne. Le thème national de l’année
est: «la consolidation de la paix par les femmes».
L’engagement des femmes de toutes les couches sociales s’est
traduit par un grand défilé auquel ont pris également
part, les femmes des Forces nouvelles qui portaient une banderole
sur laquelle on pouvait lire: «les femmes des Forces nouvelles
disent oui à l’Accord de Ouaga et au bilan à mi-parcours
du Premier ministre Soro Guillaume». Les femmes burkinabè y étaient
représentées. Elles se sont distinguées par
une parade de motos qui a été appréciée. 
Mme Zadi Clémentine, qui est intervenue au nom des femmes
de Gagnoa, a indiqué que ce rassemblement de femmes,
de toutes les contrés du pays, traduit la volonté explicite
de celles-ci de prendre toute leur place dans le processus de sortie
de crise. Et cela, en mettant en synergie leurs forces et en empruntant
d’un pas résolu, le chemin de la paix, éclairé par
la tolérance, la concorde et la fraternité.
Mme Jeanne Peumond, Ministre
de la Famille de la Femme et des Affaires sociales, a expliqué que
l’escale de
Gagnoa, après celle de Yamoussoukro, Bouaké et Korhogo,
est particulière pour les femmes de Côte d’Ivoire. «Gagnoa
est une escale mémorable historiquement et marquée
par la présence d’un public d’une qualité jamais égalée».
La présence du Chef de l’Etat n’est, selon elle,
pas surprenante, vu l’intérêt qu’il attache à la
promotion du rôle social de la femme. Le Ministre a, à ce
propos, souligné les engagements que le Président
Gbagbo a pris pour la Côte d’Ivoire, au travers de
la déclaration solennelle sur l’égalité des
chances, l’équité et le genre qu’il a
bien voulu signer le 21 février 2007. Dans cette déclaration,
le Président indique clairement son engagement visant à amener
les institutions publiques et privées à l’application
d’un quota d’au moins 30% des femmes ivoiriennes dans
la gestion des affaires publiques et politiques, notamment lors
des échéances électorales, en vue de la parité telle
que stipulée dans la constitution ivoirienne. Concernant
le Premier ministre, elle a rappelé la décision qu’il
a prise d’associer à son action à la tête
du gouvernement, les organisations de femmes dans toutes leurs
composantes et diversités. De la Première dame, Mme
Peuhmond a souligné la constance de l’intérêt
remarquable que revêt, pour elle, la célébration
du 8 mars, son implication et sa solidarité à l’endroit
de ses concitoyennes.
Selon le Ministre, les femmes
ont voulu faire de Gagnoa le lieu où elles viennent enfoncer
le clou de la paix et démontrer
que «la guerre est finie». Faisant allusion au thème
national qui fait référence aux réalités
du pays, elle a dit qu’il appartient aux Ivoiriennes de s’engager
résolument pour faire entendre leur voix et participer pleinement
au maintien de la cohésion sociale. Aussi a-t-elle lancé un
appel à toutes les personnes présentes pour soutenir
le processus de sortie de crise, par l’organisation d’élections
libres avec une participation massive de femmes en vue de l’accès équitable à la
prise de décision. Le thème sur lequel les femmes
sont amenées à réfléchir au plan international à la
faveur de cette journée est: «le financement pour
la promotion de l’égalité de genre».
A ce propos, Mme Peuhmond a indiqué: «face à une
telle problématique, il est évident que la participation
des femmes aux instances de prises de décisions et l’allocation
des ressources de l’Etat aux préoccupations de genre
dans une période post-crise, sont une dimension de grande
importance qu’il convient de souligner». Elle estime
cependant que la Côte d’Ivoire est en bonne voie et
toutes les avancées enregistrées en matière
de genre sous l’impulsion du gouvernement atteste nt que celui-ci,
dans la quête d’une société plus équitable
et plus prospère, est conscient du rôle prépondérant
des femmes dans la reconstruction de la Côte d’Ivoire.
M. Philippe Delane, qui est intervenu au nom du système
des Nations unies, a indiqué que si les gouvernants veulent
atteindre les objectifs du millénaire pour le développement,
ils doivent investir davantage dans les femmes et les filles. «Que
nous nous placions du point de vue des droits humains, de la politique
ou de l’économie, la conclusion est la même :
il est recommandé d’investir dans les femmes. Les
bénéfices sont élevés pour les femmes
elles-mêmes et pour le monde en général»,
a-t-il souligné.

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