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CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME

22 mars 2018

Les femmes sont le pilier et l’épicentre de toutes les activités menées dans la société. Elles sont incontournables dans la vie d’une nation.

Malgré cette place importante et ce grand rôle dans la société, elles sont quotidiennement assujetties aux tâches les plus lourdes (production, éducation), et  elles constituent la couche sociale la plus déshéritée, la plus exploitée et la plus vulnérable.

C’est fort de ce constat que la Côte d’Ivoire à l’instar de tous les pays du monde entier a célébré le jeudi 08 Mars dernier, la Journée Internationale de la Femme, sous le thème national : ‘‘Inclusion financière pour l’autonomisation de la femme et de la jeune fille en milieu rural de Côte d’Ivoire’’.

Cette cérémonie placée sous le parrainage de Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire, a enregistré la participation de plusieurs personnalités dont Madame Henriette Dagri Diabaté, Grande Chancelière de l’Ordre National, Madame Clarisse Duncan, épouse du Vice-Président, Madame Henriette Konan Bédié et le corps diplomatique dont le Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire représenté pour l’occasion par madame Argentina Matavel, Représentante du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Le Professeur Mariatou KONE, Ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité s’est réjouie des avancées notables des droits des femmes en Côte d’Ivoire, notamment en matière d’éducation, de santé, d’autonomisation et de promotion de la femme.

Elle a également traduit l’engagement  de l’Etat de Côte d’Ivoire à œuvrer davantage pour l’autonomisation de la femme, la protection des enfants et le bien être des familles, en vue  d’une pleine participation de la femme en générale et rurale en particulier.

Elle par ailleurs exprimé l’ambition de l’Etat de Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts en vue de lever toutes les barrières structurelles ou conjoncturelles qui freinent son autonomisation avec le soutien de ses partenaires.

Avant de traduire fidèlement le message du Secrétaire Général des Nations Unies, Madame Argentina Matavel, a tenu à exprimer toute sa reconnaissance à l’endroit de l’Etat de Côte d’Ivoire, pour la franche collaboration qui a toujours existé entre la Côte d’Ivoire et l’UNFPA.

« L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont les véritables gageures de notre époque et le plus grand défi que le monde ait à relever en matière de droits fondamentaux », a-t-elle lu au nom du Secrétaire Général de Nations Unies, monsieur Antonio Guterres.

Les Nations Unies reconnaissent les nombreux obstacles à franchir pour remédier aux inégalités ancestrales qui sont le creuset des discriminations et de l’exploitation.

Selon la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’heure actuelle, dans le monde, plus d’un milliard de femmes ne sont pas protégées par la loi si elles venaient à subir des violences sexuelles dans leur foyer.

Par ailleurs, « L’écart de rémunération entre hommes et femmes est de 23 % à l’échelle mondiale. Il peut aller jusqu’à 40 % dans les zones rurales, et le travail non rémunéré que font de nombreuses femmes n’est pas reconnu » a-t-elle martelé.

Ainsi dans l’appui que le Fonds des Nations Unies pour la Population apporte au gouvernement de la Côte d’Ivoire, plusieurs activités ont été menées pour une   prévention  efficace et une prise en charge de qualité des cas de VBG.

En 2017, dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre 172  personnes dont 299 membres de 45  plateformes de lutte contre les VBG  ont eu leurs capacités renforcées sur la prévention et la prise en charge holistique des VBG. Par ailleurs, vingt-six de ces plates formes VBG ont été équipées en matériels informatiques, Wifi pocket et outils de communication (boites à images et kakémonos)  pour la collecte de données et les sensibilisations sur les VBG

110 leaders communautaires et guides religieux, formés sur les causes, les conséquences et les lois réprimant les VBG, se sont engagés dans la lutte contre les MGF, les mariages précoces, les violences sexuelles et les règlements à l’amiable des cas de viol par la signature d’une déclaration

La Première Dame, madame Dominique Ouattara, a dans son allocution tenu à remercier le Fonds des Nations Unies pour la Population  à  Travers sa Représentante Résidente en Côte d’Ivoire, pour toutes actions en faveur de la promotion et de l’épanouissement des femmes en Côte d’Ivoire.

Plusieurs dons en matériels ont été faits par la Première Dame par  l’entremise de son organisation Children of Africa aux groupements et autres association de femmes.

La célébration de la Journée Internationale de la Femme (JIF) faut-il le rappeler  a été instituée par les Nations Unies en 1977. Cette journée offre chaque année aux Etats l’occasion de faire le suivi des avancées en matière des droits des femmes pour leur pleine participation à la vie de l’humanité.